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04.01.2008

Le chiffre 100

Ce chiffre 100 fait jaser..., où plutôt 100,05.
C'est le prix ($US) atteint par le baril de pétrole. Bien que celà ne soit pas le but de cette note, vous noterez, qu'il est préférable d'avoir ce prix en dollar plutôt qu'en euro (149,7€).

Je ne vais pas reprendre les propos de certains économistes en disant "Vive le pétrole cher" car j'ai conscience en tant que "victime" et dépendant de l'or noir que, pour la plupart des foyers la facture énergétique est salée voire indigeste. Mais comme j'ai pu d'évoqué en 2007, je pense qu'il faut considérer ce "3ème Choc pétrolier" (Le Figaro, 03 janvier 2008) comme une aubaine.

Contraint et forcé, le monde va devoir s'adapter à l'énergie rare et chère. Et d'abord développer de nouvelles sources d'énergie (éolien, solaire, biocarburants). Ce qui est inconcevable sans aide des États. Le nucléaire doit prendre toute sa place dans ce « cocktail » d'énergies, ce qui suppose tout de même de lever bien des tabous.

Plusieurs secteurs industriels seront conduits à revoir leurs process et leurs productions. A commencer bien évidemment par l'automobile, qui devra, par exemple, privilégier des véhicules hybrides, combinant essence et moteur électrique. L'innovation sera mise à contribution pour améliorer les rendements énergétiques. Par essence  cela-même ne suffira pas, nos comportements de consommateurs devront eux aussi évoluer.

Si les hommes qui le peuvent ont assez de sagesse et de bon sens pour faire les changements adéquats et mettre en place un modèle de croissance plus économe en énergie et respectant mieux les grands équilibres écologiques, alors le monde en sortira renforcé. Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain. D'ici là, il est à craindre que les luttes ne s'intensifient sur le plan international, tant au niveau des États qu'à celui des entreprises, pour s'approprier une énergie devenue rare et chère. Les pays producteurs vont être tentés d'user, sinon d'abuser, de l'arme du pétrole ou du gaz. Un facteur supplémentaire d'instabilité dans le monde. Si on ne connaît pas encore les vainqueurs de cette redistribution des cartes, on sait déjà que les pays en développement risquent d'en être les grands perdants.

Beaucoup, dans les immeubles parisiens cherchent des solutions à l'économie française. En voilà une, elle crie, se débat avec force et surtout fédère. Nous pouvons être un des grands vainqueurs de cette redistribution. Pour cela il faut bien sûr prendre des risques, faire des choix (nucléaire) et investir massivement. C'est certain que cet enjeux est colossal mais il rapportera (socialement, économiquement et financièrement) plus à la France que des cadeaux fiscaux, des notes aux ministres, ou l'étalement d'une vie privée pour faire oublier certains problèmes ou faillites.

Une fois encore, cette aubaine, saisissons-là. 

 

Commentaires

bonjour. ok, le pétrole l'écologie, ce sont des sujets serieux. mais c'est comme le rascisme on oublie toujours quelque chose sur ces sujets serieux : le pétrole polue mais il vient d'où au juste ? essentiellement de pays tennue par des dictatures. le moyens orient, plus l'afrique, et la russie, pareil pour le gaz. enfin que font ces pays avec toutes cette or que nous leur donnons pour que les gents de chez eux n'ait pas de boulos ? enfin, comment croyez vous que ceux qui ont du travail au nord du glob vont réussir à acceuillir sous leur assistance ceux qui viennent du sud. d'autant qu'un probléme démografique se pose : comment nourir bientot 7 milliard d'habitant en 2050 ?! deplus comment les peuples du nord du glob qui pocedent les richesses, essentiellement de leur dure travail vont ils resister à la démographie de ces peuples qui ne travaillent pas, mais qui font beaucoup d'enfants c'est pour celà d'ailleurs qu'ils crevent de fain.
donc d'accord, le probléme écologique est un probléme qui conditionne la survit de l'espéce humaine.
mais si la population continue d'augmenter dans ces pays alors ceux qui habitent au nord du glob vont étre submergés. etes vous volontaire pour laisser votre place ?

Ecrit par : laurent | 04.01.2008

Bonjour,
Je comprends votre idée, mais je crois qu'elle soulève des questions différentes que celles que j'ai voulu aborder (soit le pouvoir d'achat, les structures économiques, la durabilité de nos consommations). Alors pétrole vient en effet de pays où la démocratie n'existe pas et où le "diktat" rythme la vie du pays (même pour la Russie). Pour ceux qui extraient le pétrole et gaz, oui c'est leur boulot et ils en vivent (même très mal par rapport à ce qu'ils font rapporter à Total et Cie, aux pays...). On voit que le PIB ppa de ces pays est élevé mais qu'au final la population est pauvre.
Pauvre et nombreuse: la démographie n'aide rien c'est vrai. Je n'ai aucune connaissance particulière sur l'Afrique mais c'est pas en leur donnant un travail mortel qu'on les aidera. C'est à la communauté internationale de les aider pour que développement se fasse chez eux, par eux, pour eux. Il ne faut plus passer par les dirigents mafieux de ces pays mais trouver des solutions directes. Les pays du Nord vivront mieux avec des pays du Sud stable et prospère. J'en suis convaincu

Ecrit par : Laurent (Administrateur) | 05.01.2008

Les pays du Nord vivront mieux avec des pays du Sud stable et prospère.
je suis tout à fait d'accors avec vous la dessus.
mais je doute que l'aide puisse suffire à endiguer les flux migratoire via l'afrique vers l'occident, surtout l'europe, car la moindre richesse produite en afrique, produit immédiatement la fuite de cette richesse, soit humaine soit intellectuelle . cette fuite contribue non seullement à l'appauvrissement de l'afrique, mais à la remise en cause de nos systémes de sécurité qui sont complétement désiquilibrés ( sécu, retraitre) , du fait des différences de contingences productives et assistées. pour donner deux chiffres, en 2007, 25.000 reconduites à la frontiéres ont été effectives. mais selon les chiffres sur l'immigrations derniérement fournis par Bruxelle, 550.000 immigrés dont 70% vennant du continent africains sont entrés Légallement dans la zone euro, pour des titres de séjours cours ou longs. c'est dire l'empleure du probléme.
Donc nous sommes dans un tournant : ou les économies européenes se préservent de l'immigration Là maintenant, et donc celà passe par parier à fond sur la coopération internationale et le co dévelloppement, pour ce que vous disiez " les aider pour que développement se fasse chez eux, par eux, pour eux " OUBIEN nous tomberons dans le piége de la globalisation, ou selon les masses en présences, plus personne ne pourra aider personne car les pays riches ne pouront eux méme se relever de leurs propres problémes économiques, sans compter les risques de guerre ethnique au sein méme de l'europe, et de la France.

Ecrit par : laurent | 05.01.2008

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