19.03.2008
Une femme, un hommage, un retard.
Chantal Sébire, la femme de 52 ans qui souffrait d'une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie, a été retrouvée morte chez elle mercredi, a-t-on appris en début de soirée auprès du ministère de l'intérieur.
Un hommage, une gène, de l'émotion...c'est ce que je ressens à l'annonce de la mort de cette femme devenue si médiatique pour des faits si dramatiques. Cette femme, entourée de ses enfants avait laconiquement dit dans un témoignage télévisé qu'elle voulait mourir et ses enfants étaient prêts à l'aider. Alors bien que dans notre pays, elle se doutait bien que rien se serait fait pour elle, elle s'est rendue publique pour relancer un débat si sensible. Il y a 5 ans, l'appel au président de la République Jacques Chirac par V. Imbert n'avait lui non plus rien donné.
Mme Sébire souffrait d'un esthésioneuroblastome, une tumeur évolutive des sinus et de la cloison nasale, qui lui déformait cruellement le visage. Cette maladie rarissime et incurable, au très mauvais pronostic vital, lui avait fait perdre la vue il y a quelques mois, après le goût et l'odorat. Le courage qu'à eu cette femme dont le visage était devenu difforme à tel point qu'elle perdait la vue est remarquable. La douleur était comparable "à des aiguilles plantées dans l'oeil".
Nous ne savons pas à l'heure où j'écris quelles sont circonstances du décès de cette femme mais elles sont dans tous les cas inacceptables. Si elle s'est faite aidée alors les personnes complices seront inculpées par la justice, si elle s'est suicidée, elle est morte seule sans l'amour des siens, dans tous les cas ce n'est pas dans "l'apaisement" souhaité. Notre loi n'autorise que d'interrompre les traitements des individus dans cette situation, quitte à les laisser en souffrance et déchéance pendant des semaines voire des mois.
Là dans son cas, cette femme à qui je rend hommage pour avoir voulu frapper dans l'idéologie qui entoure notre pays telle que l'histoire nous l'a appris avec l'IVG en 1973 ou le PACS dans la fin des années 1990, il y avait un consensus médical autour d'elle.
Je ne souhaite qu'une chose, que notre parlement se saisisse du problème et légifère autre chose que la loi Léonetti. Ayons le courage du dialogue de sujets si sensibles.
Chantal Sébire était enseignante mère de 3 enfants dont la dernière a 12 ans.
Que votre mort serve la future vie d'autres personnes.
21:59 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal, sebire, mort, euthanasie, tumeur
24.02.2008
Casse toi pauvre con
Comme dirait Arlette Chabot, à vous de juger: laissez vos avis tant favorables que défavorables à cette personne qui est à la présidence de notre République.
Sarkozy Casse toi pauvre con salon de l'agriculture 2008 Leparisien.fr
21:25 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : casse, toi, pauvre, con, sarkozy, salon, agriculture
27.01.2008
Défaite avec les honneurs
Bien qu'adulé et soutenu si chaleureusement par le public australien sur la Rod Laver Arena, Jo-Wilfried Tsonga a échoué en finale de l'Open d'Australie 2008.
Que dire sur ce match. A première vue j'ai senti les deux joueurs tendus à l'abord de cette finale, ce apparaît compréhensible. Le joueur qui gagnait les points n'était pas le meilleur en tant que tel, c'était celui qui jouait le moins mal....à savoir Jo-Wilfried. Il était constant au service, ne commettait pas trop de fautes directes et avait une présence physique qui lui permettait de mener le jeu à sa guise. Le seul regret est qu'il n'est pas pu étouffer N.Djokovic, le saouler de coup pour le faire déjouer et monter à la volée.
Ensuite, pendant deux sets, le manceau est tombé dans quelques travers tactiques avec un oubli de variation. Il claquait 8 coups droit sur 10 décroisés, conservait le même slice en service et après la sortie aux toilettes (souvent préjudiciable au tennis) accusait le coup physiquement. De son côté le serbe gagnait les jeux avec souvent un jeu assez moyen mais juste dans les moments importants.
Des moments importants, il y en a eu lors de ce quatrième set remporté au tie-break 7 points à 2 par N.Djokovic.
Évidemment la balle de break à 5-5 où Tsonga tire un passing à bout portant long de ligne sur Djokovic alors que serbe laisse les 3/4 du court vide. Mais Tsonga y croit avec raison et se dirige vers un tie-break. Vu la qualité de son service, je suis serein à l'approche de ce jeu décisif. Mais voilà, Djokovic, encore sur les points importants joue parfaitement le coup et mène vite 5-1 après une double faute de Tsonga. La suite va vite tourner à l'avantage du Serbe.
Je tiens noter une vieille tactique appliquée par le serbe, "si tu veux battre ton adversaire bats-le sur son meilleur coup", il s'est bien appliqué à le faire de fort belle manière sur le coup droit du français.
Ce match n'était certainement pas le plus beau de la quinzaine australe mais il a montré l'avènement de deux champions. Djokovic régulier depuis 1 ans et demi qui après deux Masters gagne un Grand Slam qu'il mérite et qui en laisse présager d'autres et Tsonga qui obtient ce fameux déclic qui montre qu'il a sa place dans le top 10 aux côtés de Gasquet et consorts. Je serai ravi d'en discuter avec lui vendredi.

16:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tennis, Tsonga, federer, djokovic, australie, finale, match


