31.10.2007

Hausse des traitements du président la République

A mon humble avis, je crois que N.S vient de commettre sa première grave faute politique de son mandat. Alors que chaque français est appelé à contribution pour l'assurance maladie, l'assurance vieillesse, le coût écologique ... le président de la République se permet de proposer une augmentation de ses traitements de 7 700 euros à 19 300 € brut par mois.
Au delà d'être tout simplement scandaleux c'est une faute politique vu le contexte économique et financier de la population française. Avec près de 7% de working poor (travailleurs pauvres) ce salaire de 20 fois le SMIC fait désordre.

D'autres part, l'argument pour égaler ses homologues européens ne tient pas. Seule A.Merkel gagne vers 22 000 euros mais elle doit payer son loyer, et à une retenue pour tous les avantages dont elle dispose. Pour notre Pdt c'est 19 300 euros et tout est payé à côté même plus encore....
La volonté d'égaler le salaire du 1er ministre est absurde (même si je me demande pourquoi l'on paie F.Fillon, on ne le voit plus) surtout que ce poste est toujours plus bref que la présidence. C'est d'ailleurs la même chose pour les ministres rémunérés 11 000 euros par mois (pas choquant pour la fonction au sein de l'État)

Le plus choquant est pour le futur. Toutes et tous savons que le président de la République française perçoit ses traitements du jour où il entre en fonction jusqu'à sa mort. Or je vais vous estimer la retraite de N.S:

  1. Retraite présidentielle: 19 300 euros
  2. Accès direct au conseil constitutionnel en tant qu'ancien chef d'Etat: 12 800 euros
  3. Subsides de députés, maire et rentes du privé: 11 000 euros

Retraite du chef de l'État N.S: 43 100 euros nets mensuels soit 481 200 euros annuel. Avec des privilèges conséquents et des annuités réduites M. N.S peut faire allonger les durées de cotisation. Pour comparaison J. Chirac dispose d'une confortable retraite de près de 30 000 Euros net mensuel.

Moi qui souhaite vite voir N.S à la retraite je me demande si c'est réellement une bonne affaire :-)

Au delà de ça l'accès à la présidence de la République est un dévouement au peuple, le Graal d'une vie vouée à l'application d'idées, de concept, d'idéologie. Ces aspects évoqués avec tant de naturel par N.S m'écoeure.

27.10.2007

Images surprenantes du président de la République

Dans la vidéo suivante on voit Nicolas Sarkozy sûr de lui au sujet des régimes spéciaux de retraites pour qu'enfin les salariés du privé et du public soient logés à la même enseigne. Comme le dit J.P Pernaut, c'est étonnant. Je vais sans doute passer pour un vieux jeu, mais je trouve qu'il y a un profond manque de respect envers le Pdt de la République. Ne pas lui serrer la main est déplacé. Enfin, je trouve l'interlocuteur principal de N.S très à l'aise pour dialoguer avec lui. Une chose est sûre le style présidentiel change ...


SARKOZY/GREVISTES: TENSIONS
Vidéo envoyée par MrZapouille

09.10.2007

Un détail qui fait la Une

Faits: En considérant comme un"détail" – un mot politiquement sensible en France – l'amendement du projet de loi autorisant les tests ADN dans le cadre du regroupement familial, le premier ministre François Fillon a ravivé, dimanche 7 octobre, la polémique. Samedi, il a en effet estimé, lors d'un conseil national de l'UMP à Paris, que les polémiques entourant cet amendement avaient "grossi jusqu'au ridicule un détail" pour finalement masquer "l'essentiel" du projet de loi.

  • M. Fillon fait peu de sorties comme je l'ai écrit dans une note précédente mais elle deviennent de plus en plus calamiteuses. Le président de la République doit d'ailleurs être au mieux très agacé au pire furieux.
  • Dans une tribune parue lundi dans Les Echos François Bayrou estime d'ailleurs à juste titre que "S'il s'était agi d'un simple 'détail', non essentiel à la loi, on aurait évidemment pu s'en passer".
  • Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, lui, a estimé, lundi 9 octobre sur RTL, que le procès fait au premier ministre marque la "tyrannie intellectuelle qui règne" en France sous la pression de "lobbies". "Je trouve cette bataille dérisoire, non pas seulement par l'usage abusif qui est fait de ce mot ostracisé par la politique. Je parle du mot 'détail'", a-t-il déclaré. "Un simple mot utilisé par un homme politique est frappé tout de suite de tas de difficultés. C'est dire à quel point les lobbies qui gouvernent la pensée collective sont puissants et capables de diaboliser qui que ce soit", a-t-il ajouté en référence à sa propre expérience. En 1987, M. Le Pen avait estimé que les chambres à gaz étaient un "détail" de l'histoire de la deuxième guerre mondiale, ce qui lui avait valu une condamnation quatre ans plus tard pour "banalisation de crime contre l'humanité".

Nous voilà dans de beaux draps. Un con-damné de la justice de notre République persiste et signe dans ses pensées antisémites et approuve la banalisation d'un sujet historiquement sensible: les origines des individus. Il souhaiterait peut-être faire parti de l'ouverture lui aussi....M. le Président, à vous d'attraper la patate chaudes lancée par votre cher 1er ministre.

02.10.2007

Un gouvernement manifestement "pressé"

 Résultats des "courses", en un mois, La Citroën C6 présidentielle de Nicolas Sarkozy a enfreint le code de la route une vingtaine de fois. Dans le tableau de chasse : 8 excès de vitesse (de moins de 30 km/h), 8 feux rouges grillés, 2 contresens, 1 franchissement de ligne blance et 1 voie de bus empruntée.
Un triste bilan qui le propulse en haut du podium des "pires" présidents en matière de respect du code de la route, devant François Mitterrand et Jacques Chirac.

Quant à son Premier ministre,  François Fillon, l'inventaire de ses infractions n'est guère plus reluisant. Surtout en matière de feux rouges. Jugez plutôt : 13 feux rouges grillés, 4 excès de vitesse, 5 franchissements de lignes blanches, 4 contresens et 5 voies de bus empruntées.
Même si la 607 blindée (donc très lourde) de l'hôte de Matignon se faufile sans agressivité dans les rues de la capitale, selon les journalistes qui l'ont pisté, elle n'en reste pas moins une forte pourvoyeuse de CO2, emmenant dans son sillage sa cohorte de monospaces et de motards...

De bons élèves...

Et justement, en matière d'écologie, qui, mieux que le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables pouvait donner le bon exemple à suivre ? Voiture sans escorte, déplacements à pied ou en auto électrique...  Jean-Louis Borloo  semble mettre en application les bonnes résolutions pour la planète, développées dans ses discours. On n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Il peut même se targuer d'être un des rares à avoir emprunté le TGV pour se rendre à un Conseil des ministres décentralisé.
En revanche, la "patron" du code de la route ne paraît pas avoir lu l'article relatif à l'usage des voies de bus. C'est le point noir de son bilan. Pas moins de 10 infractions pour avoir confondu le couloir de bus avec la chaussée habituellement carrossable par sa Citroën C6.

Pas de gros écarts de conduite à noter non plus pour  Rachida Dati, ministre de la Justice oblige. Respectueuse de la règle, elle remporte donc la palme gouvernementale de la ministre la plus zélée (1 excès de vitesse, deux feux rouges grillés et une voie de bus empruntée, "seulement").
Mais pour ce qui est du bilan environnemental, elle sort des clous en jouant les "filles de l'air". Pour aller de Paris à Blois (180 km), elle préfère l'hélicoptère, dont la consommation horaire moyenne frôle les 240 litres de carburant... Un voyage d'étude, très certainement.

... côtoient quelques indisciplinés !

A l'instar de sa collègue de la place Vendôme,  Michèle Alliot-Marie , ministre de l'Intérieur, ne semble pas non plus faire de la préservation de la couche d'ozone une des ses priorités. Trois monospaces, des motards CRS et des gardes du corps à moto sont mobilisés à chaque sortie.
Excepté les excès de vitesse, MAM offre la panoplie du déplacement ministériel "habituel" en matière de sécurité routière : 6 franchissements de lignes blanches, 6 feux rouges grillés, 2 contresens et 4 voies de bus empruntés. Circulez, y'a rien à voir !

Enfin, la pensionnaire de Bercy,  Christine Lagarde, n'est pas en reste. Elle totalise 14 infractions en un mois (1 excès de vitesse, 2 lignes blanches frachies, 4 feux rouges grillés, 3 contresens et 4 voies de bus empruntées.
A porter à son crédit : un déplacement à Strasbourg qu'elle a effectué... en TGV, avec Jean-Louis Borloo. C'est bon pour la planète.

Que l'on reproche tout au Président Sarkozy, pourquoi pas, mais honnêtement dans la mesure où ses déplacements sont sous haute sécurité , on ne peut pas lui reprocher de gagner du temps (si tant est qu'il en gagne) dans ses déplacements avec l'emploi du temps qu'il a et les fonctions suprême qu'il a l'honneur exercer. C'est uniquement un procès d'intention d'un lobbing pour faire vendre un journal.
Ensuite, sans reprendre chaque ministre, pour l'inactivité du 1er ministre je trouve que 31 infractions en un mois (beaucoup plus que notre Président) c'est beaucoup. Cela fait une par jour !! Pour faire si peu... c'est pléthorique.

01.10.2007

Travailler plus pour gagner plus !

Ca y est! C'est à partir d'aujourd'hui que la réforme du Président Sarkozy entre en application. La stratégie du Président de la République pour "libérer le travail" en France s'appuie essentiellement sur des mesures fiscales.
Cette mesure a pour caractéristique son uni-latéralité: en effet, seuls les employeurs décident des heures supplémentaires. D'autres part 40% grand maximum des salariés ont recours aux heures sup'. 

Coûteuse pour l'Etat, qui devra compenser les cotisations non versées à la Sécurité sociale, la loi permet qu'une heure supplémentaire rapporte désormais 25% de plus qu'une heure normale, y compris dans les entreprises de moins de 20 salariés qui bénéficiaient auparavant d'une dérogation.
Les entreprises sont incitées à recourir aux heures supplémentaires par une réduction forfaitaire de cotisations sociales (0,50 euro par heure supplémentaire, 1,50 euro dans les entreprises de moins de 20 salariés).

Plusieurs économistes interrogés (OFCE, Coe-Rexecode) estiment que cela va stimuler un peu la croissance mais pas assez pour compenser les déficits engagés par la réforme.

Dans le microcosme politique cette réforme est aperçue comme une bouée dans un contexte d'embourbement avant les municipales. Un échec de cette réforme phare du président pourrait coûter cher à une majorité fragilisée en son sein avec des voix dissidentes. 

22.09.2007

Villepin, Fillon et Sarkozy: la lutte finale?

Alors que l'on croyait la chiraquie définitivement disparue, D. de Villepin (dernier vrai premier ministre de la France) fait sont retour dans les médias.

  • D'une part il reprend, à juste titre, le président de la République sur l'affaire Clearstream.
    "Je veux insister dans ce contexte sur la nécessité d'une très grande vigilance pour éviter toute confusion entre vos prérogatives présidentielles aujourd'hui et ministérielles hier et votre statut de partie civile", écrit-il.
    "Je ne suis pas sûr que vos déclarations d'hier aient permis de sortir de cette confusion, pour moi d'autant plus dommageable que d'aucuns s'évertuent depuis trois ans à pointer le doigt vers Jacques Chirac et moi-même", ajoute-t-il.

Le Président de la République avait déclaré qu'"il a fallu [qu'il] démontre à la justice de [son] pays [qu'il n'avait] pas de compte" auquel l'ex-premier ministre lui a écrit sur un ton ironique "que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez à aucun moment été sollicité. Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de leur faire parvenir"

Généralement si prêt sur tous les sujets Nicolas Sarkozy a commis une faute majeure dans la mesure ou il préside statutairement le Conseil supérieur de la magistrature.

  • D'autre part, Dominique de Villepin a réagi vendredi aux propos de son successeur (illusionniste) François Fillon ragaillardit par les propos remarquables de N.S sur le couple exécutif. Ayant évoqué un l'Etat "en situation de faillite", Villepin a affirmé avoir "laissé l'Etat dans une situation meilleure qu'aujourd'hui"; "La France bénéficiait d'une croissance supérieure, d'un chômage qui a baissé de 2 points et d'une politique de désendettement qui avait amélioré les choses".
    "Depuis", a-t-il aussitôt ajouté en référence notamment au "paquet fiscal" adopté cet été, "on a dépensé beaucoup d'argent, plus de 15 milliards, qui ont aggravé la situation financière".

26.08.2007

Fillon pour une nouvelle sortie ratée.

Le Premier ministre, François Fillon a confirmé les objectifs de croissance de la France pour 2007 et 2008."On maintient les objectifs de croissance de la France", a-t-il déclaré dans le journal de 20 heures de TF1. Le gouvernement croit pouvoir porter le taux de croissance à 2,25% en 2007 et 2,5% en 2008.

F.F apparaissait fier de cette anonce, qui somme toute est 1 à 2 points inférieure à nos partenaires européens. Le pire est qu'il quasi-certain que cet abjectif ne sera pas atteint. Notre 1er ministre fait donc des sorties publiques hasardeuses ou pour annoncer les mesures impopulaires. En effet, François Fillon demande aux Français d'accepter la suppression de 22.700 postes dans la Fonction publique annoncée pour 2008 pour réformer l'Etat.

Le président en personne aura t-il besoin de reculer (comme pour les université) ou de se mettre en avant pour faire accepter la douloureuse?
A défaut, le premier ministre aurait un rôle...nouveau non?

21.07.2007

François Fillon désavoué

Nous savions que notre 1er Ministre avait du mal à exister, mais de là à se faire désavouer par son ministre de l'éducation Nationale (Xavier Darcos) puis par conseiller spécial à l'Elysée, Henri Guaino !!
Le sujet, évidemment, c'est le service minimum dans l'Education Nationale.

F.Fillon est bel est bien dans le bourbier. Mais à quoi lui servent ses 63 conseillers? Vraisemblablement à rien... Se faire désavouer par une personne que l'on a nommé et que l'on dirige...rare sous notre Vème République... Preuve que nos institutions ne sont plus adapté à l'utilisation qui en est faite.

Aujourd'hui, a quoi sert le premier ministre?

Sévèrement et rapidement nous pourrions dire: à rien. Mais allons plus loin: F.Fillon a le plus grand cabinet autour de lui (après celui de N.S) et ne fait que des sorties inutiles pour le pays. T.V.A sociale, Service Minimum, Université... tous ses propos sont contredits immédiatement. Désolant. En réalité, à ce jour, F.F regarde mais ne fait rien car ce qu'il fait est un échec.
Dans ce contexte, et pour éviter une présidentialisation du régime, la suppression de ce poste est plus que nécessaire. D'ailleurs, parmi les 13 sages de la commission sur les institutions souhaitée par N.S, certains y sont favorables (J.Lang, E.Balladur). Avec un parlement puissant (autant que le Pdt de la République) et élu pour 20% à la proportionnelle (surtout à l'Assemblée), ce contre-pouvoir aurait une légitimité et une stabilité qui rendraient le poste de 1er ministre inutile puisque les relations seraient directes en les 2 pouvoirs.

Sa non-utilité est en tout cas bien montrée par Nicolas Sarkozy, était-ce réellement une promotion que d'être nommé à Matignon?

05.07.2007

Paquet fiscal

A la bonne heure !!!

Les inepties de notre nouveau gouvernement apparaissent:

HIER: info principale: erreur sur le déficit prévu de la sécurité sociale (8M. d'€), c'est en réalité 12 milliards d'€ de déficits

Aujourd'hui: info principale: le paquet fiscal approuvé en conseil des ministres va coûter 13 à 15 milliards d'€ sur une année complète!!! (Et l'U.E commence à mettre en garde la France pour le déficit).

Alors je sais bien que ce cadeau a pour but de trouver un point de croissance économique en plus, mais alors que 9 économistes sur 10 sont d'accord pour dire que cet investissement est vain pourquoi s'entêter à faire littéralement explosé nos pertes sèche?

M.Fillon, même si vous n'avez pas grand chose à faire... un peu de raison, non?

 

A vous...

18.06.2007

Juppé doit-il quitter le gouvernement?

L'évènement de la soirée électorale est bien là: la défaite du Ministre d'État, du développement durable, des transports, de l'énergie et de l'environnement est battu dans sa circonscription de Bordeaux par la candidate socialiste Michèle Delaunay (51-49).

Après une élocution très digne, A. Juppé (comme le veut la tradition) annoncé sa démission du gouvernement.
En tant que n°2 du gouvernement c'est un coup dur pour la majorité. Une question me taraude...

Nicolas Sarkozy doit-il accepter la démission d'Alain Juppé?

Honnêtement, je ne le crois pas. Je suis convaincu qu'il faut un homme (ou une femme) charismatique, expérimenté(e) et fort(e) pour que l'environnement prenne une réelle place dans l'action du gouvernement. Que la tradition fasse une exception qui confirme la règle....

Le nouveau gouvernement qui sera annoncé mardi par le conseiller spécial de l'Elysée, Claude Guéant comportera t-il un nouveau "super-ministre" de l'environnement? Si oui, lequel (A vos idées...)
Ce nouveau gouvernement, vraisemblablement "Fillon 2" devrait être sans surprise sur les actuels postes mais annoncer aussi de nouveaux Secrétaires d'État.


Le dernier des Chiraquien pourrait bien partir par une petite porte....

 

A vous...