22.10.2007

La mémoire politique est sélective

Ségolène Royal dénonce dans un entretien à Libération paru aujourd'hui (lundi 22/10/2007) "l'improvisation totale" du gouvernement sur les dossiers sociaux, à l'orée d'une nouvelle semaine de négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné", déclare l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

"Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt. Or, on est dans l'improvisation totale. On aurait pu penser qu'on allait échapper à l'affrontement social, à la grève des transports. Mais à l'arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu'il y a de plus archaïque", estime la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d'ouverture médiatiquement réussie", poursuit-elle.

Il est sûr que Mme Royal n'avait, elle, rien prévu de concret. Tout aurait été conséquence des ses nombreuses remises à plat. Dans la mesure où elle n'a aucune espèce d'idée sur le résultat elle est bien osée de faire de telles critiques.
En revanche une chose est sûre, un dialogue plus important et plus compétant aurait pu permettre d'éviter cette disgrâce des transports qui condamne une fois de plus les usagers. Reste à savoir si cela aurait été le cas.
Enfin, pour son crédit, il est certain que la sérénité surexposée du candidat à la présidence de la République sur tous les enjeux s'effrite peu à peu. Ses projets adoptés à moitié, des luttes non prévues... attention M. le Président, je croyais que tout était écrit dans le programme du candidat...

Parce que cette lettre est belle hors toute récupération politique, car on ne fait pas de la politique sur l'émotion je mets pour la 3ème fois la lettre de Guy Moquet:Guy Moquet.pdf

17.09.2007

Et nous alors?

Le parti socialiste ne comprend définitivement rien. L'ex-Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, lance de vives critiques contre l'ex-candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal, qui était selon lui, une "illusion", la "moins capable de gagner", dans un ouvrage dont Libération publie lundi des extraits.
Revenant sur le dernier scrutin présidentiel, M. Jospin estime que Ségolène Royal n'était pas en mesure de l'emporter "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles". Il dénonce notamment la mise à l'écart du parti par la candidate, assurant que c'est "une lourde erreur pour un leader, que de laisser décrier sa propre formation politique".

Les querelles vont donc continuer sans que les problèmes de notre pays, pourtant si nombreux, soient compris et que des propositions en découlent. Nous aurions une des classes politiques les meilleures du monde mais nous ne nous en servons pas. On frise l'incorrection de ces privilégiés égocentriques, qui n'ont que pour présence l'imcompétance. S'ils se mettaient au travail, nous aurions peut-être une alternative écoutée dans le pays ce qui ferait contre pouvoir que certains crient si fort, juste pour se faire voir...  

08.09.2007

La présidence du rêve...

Notre président peut être assimilé à l'adage suivant: "quand on veut on peut". Nous savons tous néanmoins que cette formule a des limites surtout dans des contextes compliqués.
Et pourtant, il l'a dit: "Pour avoir un point de croissance en plus, il suffit d'y croire". Merveilleux. Tous les économistes se rallient aux mêmes analyses, aux mêmes chiffres (1,8%) mais non, N.S se croit visiblement meilleur que tout le monde, meilleur que des experts dans un domaine ou il est médiocre.

Mais bon je le dit sincèrement, si en Mars 2008 la croissance 2007 est donnée à 2,3% N.S n'est plus un Homme d'Etat, c'est un grand magicien...en espérant que ça ne soit pas une illusion.

Cela ressemble à 1983, où sous F. Mitterrand le premier ministre s'entêtait à dire: "il n'y a pas de crise" or deux mois après.