19.07.2007

Audition de Jacques Chirac

Deux mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac a été entendu jeudi pour la première fois par un juge, dans une affaire d' emplois fictifs concernant l'époque où il était maire de Paris (1977-1995), une audition qu'il accompagne d'une lettre aux Français publiée dans Le Monde, le tout bien orchestré sans que personne n'est été au courant avant aujourd'hui.

"Je ne vois rien que de très normal et de conforme à la conception qui a toujours été la mienne des principes républicains" à répondre aux "questions" du juge chargé de cette affaire, écrit M. Chirac dans cette lettre.
Il était temps non? Près de 15 après...
Mais pourquoi son avocat a t-il confirmé que M. Chirac ne témoignerait pas devant les juges chargés des affaires Clearstream et Borrel, concernant la période de son mandat à l'Elysée, pour lequel il estime être couvert par une "immunité définitive".
Ces principes républicains ont tout de même beaucoup de limites!!

Développant sa ligne de défense, M. Chirac souligne dans sa "tribune aux Français qu'il a fallu "sept ans de tâtonnements" entre la première loi sur le financement des partis de 1988 et la troisième de 1995, pour "parvenir au bon régime juridique" sur le financement de la vie politique.
"C'est à cette période antérieure à la loi de janvier 1995, marquée par l'explosion des besoins et l'inadaptation de règles parcellaires, que remontent ce que l'on a appelé les affaires de financement des partis politiques", indique-t-il. "De tout cela, je suis prêt à témoigner et à répondre, témoigner devant l'opinion, répondre devant les juges. Dans les deux cas, je le ferai en conscience", souligne M. Chirac en conclusion de son texte.
(Source: Le Monde)
A moins de révéler les secrets d'Etat, pourquoi ne pas le faire pour tout?

Il ne faut pas s'acharner sur le chef de l'Etat plus que sur quelqu'un d'autre mais, il doit répondre de tout comme "M. tout le monde".