27.01.2008
Défaite avec les honneurs
Bien qu'adulé et soutenu si chaleureusement par le public australien sur la Rod Laver Arena, Jo-Wilfried Tsonga a échoué en finale de l'Open d'Australie 2008.
Que dire sur ce match. A première vue j'ai senti les deux joueurs tendus à l'abord de cette finale, ce apparaît compréhensible. Le joueur qui gagnait les points n'était pas le meilleur en tant que tel, c'était celui qui jouait le moins mal....à savoir Jo-Wilfried. Il était constant au service, ne commettait pas trop de fautes directes et avait une présence physique qui lui permettait de mener le jeu à sa guise. Le seul regret est qu'il n'est pas pu étouffer N.Djokovic, le saouler de coup pour le faire déjouer et monter à la volée.
Ensuite, pendant deux sets, le manceau est tombé dans quelques travers tactiques avec un oubli de variation. Il claquait 8 coups droit sur 10 décroisés, conservait le même slice en service et après la sortie aux toilettes (souvent préjudiciable au tennis) accusait le coup physiquement. De son côté le serbe gagnait les jeux avec souvent un jeu assez moyen mais juste dans les moments importants.
Des moments importants, il y en a eu lors de ce quatrième set remporté au tie-break 7 points à 2 par N.Djokovic.
Évidemment la balle de break à 5-5 où Tsonga tire un passing à bout portant long de ligne sur Djokovic alors que serbe laisse les 3/4 du court vide. Mais Tsonga y croit avec raison et se dirige vers un tie-break. Vu la qualité de son service, je suis serein à l'approche de ce jeu décisif. Mais voilà, Djokovic, encore sur les points importants joue parfaitement le coup et mène vite 5-1 après une double faute de Tsonga. La suite va vite tourner à l'avantage du Serbe.
Je tiens noter une vieille tactique appliquée par le serbe, "si tu veux battre ton adversaire bats-le sur son meilleur coup", il s'est bien appliqué à le faire de fort belle manière sur le coup droit du français.
Ce match n'était certainement pas le plus beau de la quinzaine australe mais il a montré l'avènement de deux champions. Djokovic régulier depuis 1 ans et demi qui après deux Masters gagne un Grand Slam qu'il mérite et qui en laisse présager d'autres et Tsonga qui obtient ce fameux déclic qui montre qu'il a sa place dans le top 10 aux côtés de Gasquet et consorts. Je serai ravi d'en discuter avec lui vendredi.

16:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tennis, Tsonga, federer, djokovic, australie, finale, match
20.10.2007
L'Afrique du Sud est championne du monde

Pour la deuxième fois de son histoire, l'Afrique du Sud est sacrée championne du monde aux dépends des Anglais, 15-6. Une finale sans essai qui qui revient à la seule équipe invaincue depuis le début de la compétition. Une finale de très belle qualité avec un engagement total. Les équipes ont montré un exemple de rugby, de la combativité et de l'agressivité dans les duels et restant toujours correct. Peu de fautes de mains, et des fondamentaux solides. Cette finale récompense donc, sans conteste, la meilleure équipe du monde devant 80 430 spectateurs. La finale de la Coupe du monde entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud a battu un record d'affluence. Le précédent record datait de la dem-finale France Angleterre (80 283).
PALMARES:
- 1987 : Nouvelle-Zélande
- 1991 : Australie
- 1995 : Afrique du Sud
- 1999 : Australie
- 2003 : Angleterre
- 2007 : Afrique du Sud.
REACTIONS:
L'entraîneur Jake White est impressionné par la victoire de son équipe et du sacre de son travail.
"C'est simplement impressionnant. Tout le mérite revient aux joueurs. Beaucoup de gens ne s'attendaient pas à ce que nous soyons compétitifs. Nous savions que nous devions jouer pour gagner. Cette victoire est importante pour notre pays et pour tout le monde à la maison. C'est la défense qui fait que l'on gagne la Coupe du monde. Les Anglais ont été malchanceux de ne pas se voir accorder cet essai refusé à Cueto. Nous avons montré du caractère sur cette action
23:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Victoire, finale, angleterre, afrique du sud, match, laporte
06.10.2007
Un rêve permis?
Pour un peu, ils passeraient pour des fous. Imaginez... Voilà les Bleus à quelques heures d'un improbable pari, celui qui voudrait que l'équipe de France, pays organisateur de la sixième Coupe du monde, qualifiée dans la douleur pour les quarts de finale, parvienne à déboulonner dès le début des phases finales le grandissime favori de la compétition, la Nouvelle-Zélande, face à laquelle Bernard Laporte et ses joueurs ne sont plus parvenus à s'imposer depuis... sept ans et restent sur... sept revers de rang! Cela vaut une belle cote, nous direz-vous, et les bookmakers ne s'y sont évidemment pas trompés en donnant les tout puissants All-Blacks archi-gagnants de ce choc.
Mais qui peut bien y croire, en effet, à part les Bleus eux-mêmes... Difficile en effet de déceler ne serait-ce qu'un seul indice susceptible de laisser croire à un exploit tricolore dans 3heures , sur la pelouse du Millenium de Cardiff. Et ce n'est sans doute pas un hasard si tout au long de cette semaine, la question récurrente posée aux Tricolores tentait de découvrir ne serait-ce qu'une seule raison de croire en un succès français... On s'attendait à voir resurgir d'un coup d'un seul le mythe de 1999 et de l'improbable victoire (43-31) de Twickenham, où le XV de France, déjà en terrain hostile, avait su terrasser l'ogre kiwi. Si l'un des rescapés de l'époque, Fabien Pelous et ses 115 sélections, rappelés à la rescousse pour l'occasion, rappelait que ce match avait prouvé que oui, c'était faisable , pour le reste, pas question de vivre dans le passé pour les Français.
Car envers et contre tout, Ibanez et ses coéquipiers veulent croire en l'impossible succès. Non pas celui dont ils avaient pensé qu'il leur décernerait le titre de champion du monde, mais plutôt un pas de géant qui, en plus de leur ouvrir les portes du dernier carré de la compétition, les ramènerait au rang des favoris. Ils avaient rêvé des Blacks en finale, l'histoire est en avance et promet en cas de victoire, des lauriers éphémères, puisque pareil Everest donnera le droit de se frotter sans doute aux Wallabies, voire ensuite aux Boks en finale... Dans leur ascension vers la gloire, les Bleus sont partis sans oxygène, ont perdu leur camp de base et se sont engagés dans la face réputée la plus difficile.
A Cardiff, privés de tout, la faute à un gros pêché d'orgueil de leurs dirigeants, les Tricolores, qui, rappelons eux une fois pour toute, jouent leur Coupe du monde... à la maison, n'auront en effet pour eux ni le soutien de leurs proches, ni celui d'un stade tout acquis à leur cause, même si 20 000 à 25 000 supporters français sont attendus, pas plus que les repères dans un Stade de France dont on n'est pas sûr que les Bleus regrettent forcément l'ambiance... Pour autant, Paris ou Cardiff, les Blacks en noir ou en gris, la der' de Laporte, le toit du Millenium fermé ou ouvert, ou la moustache des avants tricolores, pas un de ces sujets n'aura suffi dans l'approche de ce choc à faire dévier les joueurs français d'un point, martelé chaque jour de la semaine, encore et encore, sans crainte de l'overdose: le plan de jeu, rien que le plan de jeu! Il n'y a pas de gros paris dans cette équipe, les sélectionneurs ont fait un choix, ont privilégié une voie, il ne faut pas être devin pour savoir laquelle... , explique ainsi Jean-Baptiste Elissalde, l'un des cerveaux de ce casse annoncé. Il faut s'y tenir.
Habités depuis l'annonce de la composition de l'équipe, mercredi, les hommes de Laporte, du premier titulaire au dernier remplaçant ne jurent plus que par cette fameuse tactique incarnée par le benjamin d'entre tous, Lionel Beauxis et sa botte de mammouth. A 21 ans, cet inconnu des Blacks, qui auraient été bien en peine de reconnaître le jeune Palois dans les rues de Cardiff cette semaine s'ils l'y avaient croisé, portera une lourde responsabilité dans la réussite ou l'échec du jeu français. Beauxis, comme premier maillon d'un véritable jeu d'échec ou plutôt de gagne-terrain grâce au coup de pied monstrueux du gamin, suivi de près par un Damien Traille bombardé arrière de circonstance... S'il n'y avait la foi des Bleus en cette stratégie qui, tout de même, jette aux orties le jeu prôné par Laporte ces huit dernières années, on serait tenté de dire que penser à gagner du terrain ne signifie pas gagner un match... surtout face aux blacks. Chercher à laisser le ballon chez les blacks MAIS dans les mains des blacks c'est... étonnant !!!
Il y a deux scénarios...
Mais puisque l'adhésion semble totale et que le plan présente de très objectifs arguments pour contrer la mécanique néo-zélandaise, alors on veut bien croire Elissalde lorsqu'il décrit, avec force précision, les contours de ce match: Il y a deux scénarios, celui où on fait l'entame du mois de novembre (défaite 47-3, à Lyon), dans ces conditions-là, ils sont très durs à rattraper. Et puis il y a le scénario où ils sont remis en question, où le score est pris par l'adversaire, on l'a vu avec les Sud-Africains qui les avaient concassés devant (victoire des Boks dans le dernier Tri-Nations), pris dans l'agressivité, et alors là, ce n'est plus la même équipe des Blacks. Il sont comme tout le monde, des passes à 80 mètres de la ligne, il n'y en a plus, ils te rendent le ballon. Si c'est le cas, alors pourquoi pas... Après, on aura une autre corde à notre arc si jamais on est remis en question. On aura les joueurs pour les deux types de scénario, et le banc en fait partie.
On réclame aux Bleus la plus improbable des victoires et pourtant, ils semblent avoir tout prévu. Alors pourquoi pas: soyons réalistes, exigeons d'eux l'impossible...
ALLEZ LES BLEUS, LA VICTOIRE EST EN VOUS !!!
17:55 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, nouvelle zelance, all black, cardiff, beauxis, finale
30.09.2007
Argentine, Irlande, France...
Qui de ces 3 équipes sera en 1/4 de Finale de la coupe du monde de Rugby 2007?
Le suspens de cette après-midi de rugby est total. A suivre ces deux matchs à haute pression, notamment l'attente du résultat d'Argentine - Irlande. Les Irlandais peuvent être notre alié dans l'adversaire français du 1/4 de Finale : La Nouvelle-Zélande ou l'Ecosse... à choisir, il n'y a pas photo.
Les Irlandais pourraient sauver leur coupe du monde sur la dernière minute du dernier match... Méfiance des argantins.... et Allez l'Irlande !!
Côté français attention à ne pas sous-estimer la Géorgie, il faut gagner avec 4 essais minimum.
11:49 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Irlande, All black, argentine, ecosse, rugby, finale


