28.11.2007

La vie d'un homme

  • Le petit Nicolas déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 Euros.
  • Le fermier doit livrer l'âne le lendemain mais justement, le lendemain...
    - Désolé fiston, mais j'ai une mauvaise nouvelle: l'âne est mort.
    - Bien alors, rendez-moi mon argent.
    - Je ne peux pas faire ça. Je l'ai déjà tout dépensé...
    - OK alors, vous n'avez qu'à m'apporter l'âne.
    - Qu'est-ce que tu vas faire avec?
    - Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
    - Tu ne peux pas faire tirer un âne mort!
    - Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu'il est mort.
  • Dans sa situation, le fermier se dit qu'il ne peut pas vraiment refuser.
  • Il amène donc l'âne au petit Nicolas.
  • Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
    - Qu'est devenu mon âne mort ?
    - Je l'ai fait tirer au sort. J'ai vendu 500 billets à 2 euros: ça m'a fait une recette de 1.000 ?
    - Et personne ne s'est plaint ?
    - Seulement le gars qui a gagné. Ça fait que je lui ai rendu ses 2 euros....
  • Nicolas a vieilli et est devenu président de la République...
  • Et pour gagner plus, il est toujours entouré d'ânes....
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22.11.2007

Chirac, le retour

35a8cd912932b578b09e6f4806cda6c8.jpgQu'on se le dise, J. Chirac est de retour, un retour imposé. L'ex-président de la République reprend ses démêlés avec la justice 6 mois après son départ de l'Élysée qui l'aurait plongé dans une légère dépression.

C'est la première fois qu'un ancien président de la République française est ainsi mis en cause par la justice (mis en examen pour "détournement de fonds" dans une affaire remontant à l'époque où il était maire de Paris). Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Les media montrent une certaine retenue à l'évocation du sujet. La presse régionale est plus véhémente que la presse nationle. Seul, Le Monde consacre une bonne partie avec les déclarations de l'ex chef d'Etat. Affaire à suivre...

 

27.09.2007

Budget 2008

Préparé en plein état de grâce, peaufiné dans la morosité économique de la rentrée, le projet de loi de finances (PLF) pour 2008, premier budget de la présidence Sarkozy, est un objet hybride. Rigoureux sur l'évolution des effectifs de l'Etat, qui accusent une baisse historique de près de 23 000 emplois, il est prudent sur ses objectifs de désendettement. Le déficit budgétaire, comparable à celui arrêté dans le PLF 2007, est fixé à 41,7 milliards d'euros. La dette publique (44 % du PIB) et le déficit public (2,3 % du PIB) sont quasi stables, ce qui n'augure pas d'un assainissement rapide des finances publiques de la France et ne sera pas du goût de la Commission européenne.

C'est par aileurs une première proposition du candidat Sarkozy non appliquée par le Président.

Certains ministères seront très exposés en 2008. C'est le cas de la défense (– 6037), des finances (– 2830), de l'intérieur (– 2317) et de l'écologie (– 1192).
Les ministères de Rachida Dati et de Valérie Pécresse sont les seuls à tirer leur épingle du jeu. La justice voit ses effectifs s'accroître de 1615 agents et ses crédits augmenter de 4,5 %. Les effectifs du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche restent stables mais, pour préparer l'avenir, ses crédits augmentent fortement (+ 5 ,9 %), quatre fois plus rapidement que l'ensemble du budget de l'État.

Même si c'est insuffisant car les effectifs sont nécessaires c'est un fort signe à la recherche de notre pays. Enfin notre gouvernement dépense pour gagner plus tard. Après les pertes sèches fiscales (heures sup, ISF...) le gouvernement choisi d'investir pour gagner... De très bonne augure.
Notre justice embourbée depuis près de 15 ans va retrouver un bol d'air, insuffisant par ailleurs dans nos vie procédurales à gogo. Une responsabilité de chacun serait aussi bienvenue.

C'est finalement un projet de finance très inégal et dont les hôpitaux, médecins scolaires... doivent voir comme du mépris. La cour des comptes doit d'autant plus s'inquieter d'une hausse des taux d'intérêts qui signifierait que l'État ne pourrait même plus rembourser les intérêts de la dette. C'est bien dommage mais le gouvernement a préféré les baisses d'impôts. C'est un choix. 

03.09.2007

Dati et ses compères contre leurs professionnels

Ce la devient une mode de la présidence Sarkozy. Lorsque les professionnels d'un secteur manifestent leur mécontentement quant à une réforme les concernant il sont reçus soit à l'Elysée soit dans un ministère.

Aujourd'hui c'est au tour de magistrats qui ont émis des critiques sur la réforme de "la peine plancher" tant pour les récidivistes que pour les jeunes. Le ministère de la justice a montré son agacement face aux critiques et donc les a convoqué place Vendôme. Mme Dati, si proche du président, se sent un peu trop sûre d'elle. Les concertations sont en général avant la proposition de loi pour les approbations ou les détracteur.

Ceci est d'ailleurs propre à tous les ministres, peut-être s'inspirent-ils de leur président?

Rappelons Valérie Pécresse face aux étudiants, professeur et présidents d'université, Xavier Darcos face aux enseignants, Roselyne Bachelot face aux médecins (participation SECU), Borloo sur les poids lourds, Christine Lagarde contre les économistes et enfin Dati et les magistrats (et même ses collaborateurs en cabinet qui "sautent" chaque mois).

 L'Etat de grâce est terminé mesdames, messieurs les ministres. A défaut d'être juste soyez cohérent.

23.08.2007

100 jours de présidence

Tout le monde en parle alors...allons-y, Nicolas Sarkozy est président de la République depuis 100 jours... et alors?
Les thèmes phares de campagne étaient recentrés sur 4 points:

  1. Le pouvoir d'achat
  2. Le développement durable
  3. L'Europe 
  4. La dette.
  • Pour le pouvoir d'achat: Ajustement légal du smic (pas plus), mise en place de l'exonération fiscale sur les heures supplémentaires pour "libérer le travail" et permettre une augmentation des salaires et de la croissance.
    La crise économique se fait sentir. Une croissance proche des années 1995/96 soit molle. Les entreprises ne demandent pas à leurs salariés de travailler plus et n'embauchent pas plus avec cette réforme. Ils abandonnent progressivement le CNE. 100 jours, c'est peu donc évitons quand même les conclusions trop hâtives même si l'économie semble réellement en berne!!
  • Le développement durable a été mis en exergue par N. Hulot et son pacte écologique signé par le président.
    Il a respecté dans les grandes ligne ce pacte avec la nomination d'un ministre d'Etat à l'écologie avec un ministère très transversal mais  flou dans ses limites et ses attributions!! Plus de précisions et de rigueur seraient utiles pour cet enjeu planétaire.
  • L'Europe a connu un sursaut dès le mois de mai. Le président fraîchement élu a permis l'acceptation du mini traité en se déplaçant ici et là en Europe pour convaincre nos partenaires. Son dynamisme a plu et convaincu. Il n'en reste pas moins que ce mini reste un symbole mais nous attendons avec impatience le résultat politique et institutionnel.
  • La dette a été mise en avant par F. Bayrou. Il s'est arc-bouté sur ce sujet. Le président Sarkozy l'a lui oublié. Cadeaux fiscaux à hauteur de 14 milliards d'Euros sur année pleine, plans ciblés pour la santé publique (maladies graves), croissance espérée utopique donc soucis de budget. La réponse du gouvernement se situe dans une réduction massive des effectifs, annoncée à 1 départ sur 2 au départ et revue à 1 départ sur 3 aujourd'hui.
    Ce paquet fiscal cause des problèmes: il coûte beaucoup mais rapporte pas,ce n'est pas un investissement (au contraire de la recherche et l'ens. supérieur) et donc ne rapportera rien ou très peu à terme. En même temps, les foyers sont invités à participer aux frais de la sécurité sociale (normal mais étonnant quand on fait un cadeaux aux plus aisés).

Il est évident que pour ces 4 enjeux émettre un jugement certifié au bout de 100 jours n'est pas tangible. Il reste néanmoins possible de se faire une idée...