23.01.2008

Mirouf le retour...par Sarkozy

Allez, car il nous irrite de plus en plus, regardez à quel point notre président est fort. Il va remonter dans votre estime. Regardez ce PowerPoint et laissez un commentaire...

Personnellement je trouve que cela ressemble bien à la politique de Nicolas Sarkozy.

Le_magicien.pps

03.09.2007

Statistiques Août 2007

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Merci à vous !!

18:40 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Stats, août, 2007

18.06.2007

Arrêt sans images....

Je ne suis pas un très grand fan de la télévision mais j'ai néanmoins "mes" émissions habituelles. Je viens d'apprendre sur le site de Daniel Schneidermann (http://www.bigbangblog.net) l'arrêt de l'émission dominicale "Arrêt sur Images" (France 5).

Cette émission que je jugeais de qualité permettait à toutes et tous de mettre en éveil un sens critique devant tout ce que nous lisions ou voyons dans la bulle médiatique. Nous pouvions être ou non en accord avec les analyses proposées mais la réflexion que cette émission offrait était nécessaire sur le service public.

Je regrette donc très profondément la non-reconduction de la plus ancienne émission de la chaîne.

Je ne vais pas entrer dans les conflits de personnes qui ont vraisemblablement minés cette émission (extraits ci-dessous) mais j'espère sincèrement que le service public mettra un point d'honneur à remettre une émission d'autocritique indépendante... et non dans l'ivresse du pouvoir !!

A vous....

Extraits: Donc, ça se finit ainsi. Par cette phrase, en début d’après midi, sur le site du Point : "Après douze saisons, l’émission « Arrêt sur Images » de Daniel Schneidermann ne sera pas reconduite la saison prochaine, apprend-on de source officieuse." [...]
Il faut que vous sachiez que c’est ainsi que les courageux dirigeants de France 5 en ont fini avec la plus ancienne émission de la chaine : sans un mot face à face, sans une convocation, sans l’ombre d’une raison donnée. [...]
Quelques minutes après la mise en ligne de l’urgent du Point, le directeur de l’antenne Vilamitjama a appelé notre producteur Alain Taïeb. Il a parlé de "refonte générale de la grille". Il a dit "c’est ferme et irrévocable". Alain a dit qu’on ne se débarrassait pas comme ça, au téléphone, des anciens serviteurs. Du coup, Vilamitjana, dans sa mansuétude, a consenti à le voir (moi, je suis aujourd’hui sur les bords de Loire). Il lui a dit : "c’est une formidable émission, mais elle est usée." C’est tout. Pas un reproche explicite. Auprès de certains des journalistes qui, en ce moment même, m’appellent en rafales, il a été plus loquace. Il parait qu’il nous aurait demandé de modifier la formule, de parler plus de ceci, moins de cela. Sachez que c’est faux. L’homme qui tient le stylo pour signer notre arrêt de mort, et porte le titre de directeur d’antenne, ne nous a jamais fait aucune suggestion que ce soit.
Mais l’important n’est pas dans cette grossièreté. L’important n’est pas que Carolis et ses hommes décident, sans l’ombre d’une explication, de tuer Arrêt sur images. L’argument de l’ancienneté n’est pas un argument, ni dans un sens ni dans l’autre.
L’important, c’est qu’ils ne sont pas effleurés par l’idée que cette émission remplissait une mission indispensable de service public.
L’important, c’est qu’ils renoncent impunément, sans un soupir, à cette mission : critiquer à la télévision, avec les armes de la télévision, le pouvoir des images.
Cette mission était, en 1995, au coeur du projet de chaîne de la connaissance. C’était après la première guerre du Golfe, et ses dérapages en direct. C’était après la fausse image du faux charnier de Timisoara. Ceux qui avaient imaginé cette chaîne, et s’appelaient Georges Duby ou Jean-Noël Jeanneney, avaient voulu voir si on pouvait retourner le monstrueux outil contre lui-même. Ils ne savaient pas très bien comment faire. Cavada, premier président, m’appela. "Ça vous tente ?" Je n’en avais pas la moindre idée, mais oui, ça me tentait. J’avais tout de même une intuition. Pour dépouiller les images de leur pouvoir, il fallait les arrêter.[...]

Enfin, je pense à eux, évidemment, au quatuor des assassins tremblants. Tous ces mois à ronger leur frein, à attendre l’heure, avant de porter enfin le coup de poignard. Tous ces mois, ou toutes ces années. Ah, Carolis, depuis quand rêviez-vous secrètement de prononcer les mots que vous venez de prononcer ? Depuis que nous avions mis en lumière votre petit bidonnage sur France 3, quand vous aviez vendu des images de reconstitution d’un sauvetage en montagne, comme celles d’un sauvetage réel ? Depuis qu’il vous a fallu piteusement venir vous expliquer devant les téléspectateurs de la médiatrice de France 3 ? Quel effet ça fait, Carolis, de porter si longtemps votre vengeance ?
Il parait que Vilamitjana avait déjà demandé l’arrêt de l’émission à Carolis l’an dernier (l’an dernier, c’est à dire après que nous ayons traité dans l’émission du problème de Mme Borloo, présentatrice de journal, et que Arlette Chabot s’en soit fort énervée). Je n’en sais rien. A vrai dire, ça m’est égal. Claude-Yves Robin (directeur général de France 5), Philippe Vilamitjama (directeur de l’antenne), Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions), Patrick de Carolis (PDG) : je ne sais pas, dans le quatuor, qui a tenu le poignard, qui a tenté de retenir la main de qui, qui s’est caché derrière qui. A vrai dire, ça m’est égal. Tous quatre sont à mes yeux responsables.
Au fond, la question n’est pas : pourquoi s’arrête Arrêt sur images ? La question est : pourquoi ne s’arrête-t-elle que maintenant ? Comment avons-nous fait, pour tenir douze ans ? "Si je touchais à l’émission, j’aurais l’impression d’être liberticide", nous disait, souriant et un peu étonné lui-même de cette drôle d’impression, Jean Mino, qui fut le premier directeur des programmes de la chaîne, à sa création. Puis, vinrent d’autres hommes, qu’effleura sans doute la même impression.
Jusqu’au quatuor actuel. A-t-il décidé seul ? A-t-il entendu des suggestions ? Je n’en sais rien. Peut-être, seulement, aura-t-il été enhardi par la tendance de la saison, à la décomplexion.
Les hasards de la vie font que je dois me rendre, lundi prochain, à Genève. J’y suis invité par le comité des téléspectateurs de la télévision publique. C’est un comité qui a une existence officielle. Parce que là-bas, figurez-vous, ils ont apparemment inventé un système pour que les téléspectateurs puissent donner leur avis à propos des programmes de la télévision qu’ils paient. Un avis argumenté, se traduisant en mots et en phrases, et pas seulement en courbes d’audience. Je ne sais pas exactement comment ça marche. Je vous dirai à mon retour. Mais s’ils m’offrent l’asile médiatique, il n’est pas impossible que j’accepte.